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mercredi 16 octobre 2013

Rapport annuel 2012 de l’Observatoire national du 115

Rapport annuel 2012 de l’Observatoire annuel du 115 article publié par la FNARS 14 octobre 2013 En 2012, face à l’absence patente de places disponibles, de nombreuses personnes restent contraintes de vivre à la rue malgré leur appel au 115. Ainsi, l’activité du 115 révèle une nouvelle fois les limites de la gestion de l’urgence sociale, prise dans l’étau d’une augmentation de la demande et d’une absence de solutions pour y répondre. Au-delà, le système dans son ensemble démontre son incapacité à sortir les per­sonnes de l’urgence pour les accompa­gner vers des solutions plus pérennes. Cet état des lieux chiffré met en exergue la nécessité de mesures pour l’urgence sociale, portée par une volonté politique forte dans le cadre du plan quinquennal de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale ; et des moyens pour la soutenir. Un dispositif sous tension qui ne parvient plus à répondre aux demandes Plus que jamais le dispositif d’héberge­ment d’urgence se révèle sous tension et dans l’incapacité de répondre à ses mis­sions, témoin de la crise sociale actuelle et de ses répercussions directes sur les plus démunis. Le décalage entre l’augmenta­tion du nombre de demandes au 115 et le manque de solutions adaptées s’accroît. Des demandes en hausse de 30 % Les personnes qui appellent le 115 solli­citent essentiellement une solution d’hé­bergement (90 % des demandes). Effet conjugué des flux migratoires et de la crise économique, les demandes d’héberge­ment ont augmenté de 30 % entre janvier et décembre 2012 dans les 37 départe­ments participant à l’Observatoire national 115. La hausse des demandes s’accélère à partir de l’automne 2012 pour atteindre 70 000 demandes d’hébergement en novembre ; contre 45 000 demandes men­suelles en moyenne de janvier à septembre. Une précarité qui change de visage Les hommes isolés constituent le princi­pal public des demandeurs au 115. Sur les 93 996 personnes qui ont appelé le 115 en 2012 dans les 37 départements étudiés, les hommes isolés représentent 45 % des personnes contre 35 % pour les familles, 11 % pour les femmes seules, 6 % pour les couples sans enfant et 3 % pour les groupes d’adultes sans enfant. Si les hommes seuls restent majoritaires sur l’année étudiée, les sollicitations des familles progressent de manière forte : entre janvier et décembre, + 31 % de personnes en famille ont sollicité le 115. Sur certains territoires, les 115 ob­servent une augmentation des demandes de familles expulsées de leur logement pour défaut de paiement de loyers et qui pour certaines sont reconnues au titre du DALO. L’absence de ressources suf­fisantes et les arriérés de paiement frei­nent l’accès à un nouveau logement et maintiennent ces familles dans l’urgence. Moins nombreuses en termes de per­sonnes, les familles sollicitent plus le 115 que les autres publics. Face au manque de solutions qui leur sont proposées, elles multiplient leurs demandes dans l’espoir de trouver une réponse. Ainsi les personnes en famille font 8,8 de­mandes en moyenne sur une année tan­dis que les hommes isolés en font 5,3. Les jeunes constituent également un public non négligeable du 115, ils re­présentent 17 % des personnes qui ont appelé le 115 en 2012. Le recours au numéro d’appel d’urgence signe souvent une situation de rupture familiale et une fragilité du lien social. Après avoir été hébergés un temps chez des amis ou en squat, ils contactent le 115 lorsque que ces solutions s’épuisent. Les jeunes qui sollicitent le 115 sont majoritairement des personnes isolées (65 %), et parmi elles principalement des hommes seuls (45 %). On compte cependant également des jeunes au sein de groupe d’adultes, en couple (11 %) ou encore en famille (20 %). Les jeunes de 18 à 24 ans comptent une proportion plus élevée de femmes (40 %), comparativement à la population totale qui fait appel au 115 (27 % de femmes). Autre évolution notoire en 2012 : l’aug­mentation des demandes au 115 des per­sonnes de nationalité étrangère, qu’elles soient issues de l’Union européenne (+ 26 %) ou hors Union européenne (+ 50 %). Le 115, saturé, ne répond plus Si la proportion d’attributions de places varie fortement selon les départements, le constat est partout le même : la persistance d’un trop grand nombre de demandes d’hébergement non satisfaites faute de places. En 2012, sur 37 départements de l’échantillon, 64 % des demandes n’ont pas donné lieu à un héberge­ment. Ces non-attributions s’expliquent à 68 % par l’absence de places disponibles. Une saisonnalité des réponses. Pour pallier au manque structurel de places pé­rennes, des places temporaires et de nui­tées hôtelières sont fortement mobilisées l’hiver pour mettre les personnes à l’abri, selon une gestion en « stop and go ». Ré­gulée par le thermomètre, l’offre d’héber­gement d’urgence s’adapte en hiver aux conditions climatiques plus qu’aux besoins des personnes. Ainsi, sur l’année 2012, les pourcentages d’attributions ont été les plus élevés au mois de février (62 %) lors du déclenchement des plans grands froids sur les territoires. Si la chute des tempéra­tures engendre indirectement une hausse des besoins urgents de mises à l’abri, elle n’en constitue pas la seule cause. Au printemps et en été, les demandes au 115 sont aussi nombreuses, voire plus, du fait de la fermeture des structures. Une dégradation structurelle. Sur l’an­née 2012, les non attributions ont aug­menté de 41 %. L’automne et l’hiver 2012 marquent un nouveau tournant de l’échec d’une politique au thermomètre. Le dispositif, renforcé en période hi­vernale, reste très largement insuffi­sant pour répondre à l’augmentation des demandes. Le système continue de laisser une partie importante de personnes sans solution. 60 % à 70 % des demandes demeurent sans solu­tion en novembre et décembre 2012. Le 115 ne peut plus remplir ses missions d’urgence sociale Le principe d’inconditionnalité non respecté Outre de fortes disparités territoriales dans la nature et le volume des demandes et des réponses apportées, on assiste à une sélectivité des publics : l’absence de dis­ponibilité aboutit à une sélection des pu­blics contraire au principe d’inconditionna­lité de l’accueil. Les femmes, les familles, les jeunes et les personnes de nationalité étrangère sont moins bien hébergés que les hommes seuls isolés. Le dispositif n’est pas parvenu à trouver des réponses supplémentaires à l’augmentation des demandes des familles de nationalité étrangère : les attributions sont restées globalement stables (avec une légère augmentation l’hiver), les non-attribu­tions pour les personnes de nationalité étrangère enregistrent une forte aug­mentation sur l’année 2012 : + 59 % pour les personnes hors UE entre janvier et décembre 2012, et + 27 % pour les personnes issues de l’UE. Des attributions d’hébergement inadaptées et discontinues À la faiblesse des réponses apportées s’ajoutent l’inadaptation des réponses et l’incapacité du dispositif d’héber­gement à favoriser l’accès à des so­lutions durables pour les personnes qui se voient attribuer une solution d’hébergement. En cause ? La durée trop courte des orientations, l’absence d’évaluation sociale, et l’inadéquation des solutions proposées par défaut. Les données montrent également combien les solutions proposées aux personnes appelantes ne sont pas adaptées à leur situation mais faites par défaut en fonction des capacités d’accueil. Ainsi dans certains départe­ments, l’hébergement à l’hôtel consti­tue la réponse majoritaire, et la plus souvent mobilisée pour certains pu­blics. En 2012, 58 % des familles sont hébergées à l’hôtel, les dispositifs d’ac­cueil étant conçus et privilégiés pour les orientations des personnes seules. S’il répond à la demande de mise à l’abri, l’hôtel ne constitue pas une solution adaptée : il n’offre le plus souvent aucun accompagnement, et laisse les familles dans des situations provisoires, qui entretiennent leur précarité (change­ments fréquent d’adresse, éloignement des lieux de scolarisation, d’emploi…). Les personnes qui ont appelé le 115 en 2012 sont pour la plupart déjà connues dans le dispositif d’urgence. Dans la majorité des cas, les solutions d’héberge­ment proposées le sont pour une courte durée, pour une, deux ou trois nuits seu­lement - généralement sans évaluation sociale - puis les personnes sont remises à la rue et rappellent le 115. Le principe de continuité de l’accueil n’est toujours pas effectif. Le dispositif continue à main­tenir les personnes dans un système de ‘’portes tournantes’’, en ne leur propo­sant qu’une mise à l’abri ponctuelle. Il ne leur offre pas un lieu où elles puissent se poser, mettre fin à des logiques de rup­tures, pour envisager une solution plus pérenne et adaptée à leur situation et leur permettre ainsi de sortir de la rue. Face à cette situation, de plus en plus de personnes renoncent à solliciter le 115 ponctuellement ou durablement. Les personnes intègrent les limites du 115 en ne le sollicitant qu’à certaine période de l’année, lorsque les capacités d’accueil sont renforcées et ouvrent une chance supplémentaire d’obtenir une réponse. C’est le cas des hommes seuls notam­ment. L’hiver n’amène pas de nouveaux publics, ce sont les dysfonctionnements de la prise en charge qui les amènent à ne le solliciter que pendant cette période. Télécharger le rapport annuel 2012 de l’Observatoire annuel du 115 Télécharger la synthèse du rapport annuel 2012 Télécharger la synthèse hivernale 2012-2013 Sources : FNARS
jeudi 5 septembre 2013

Mortalité des personnes Sans domicile en France de 2008 à 2010

Septembre 2013 :La Mortalité en France des Sans-domicile entre 2008 et 2010. Lettre de l’ONPES signée également par l’Inserm CépiDC et le Collectif Les Morts de la Rue (’cliquer sur l’image pour accéder au texte) et si vous voulez participer à l’enquête épidémiologique en nous annonçant un décès : cliquer ici Pour accéder aux autres enquêtes statistiques, cliquer ici
jeudi 7 novembre 2013

Données statistiques, articles

novembre 2015 Etude Dénombrer et Décrire la mortalité des personnes sans domicile fixe en 2014. Etude du Collectif Les Morts de la Rue 17 novembre 2015 Bulletin épidémiologique hebdomadaire "Mortalité et conditions de vie des populations sans domicile" 2014. Etude Insee sur les personnes sans domicile en 2012 juin 2015. Rapport Unicef sur l’enfance pauvre en France. Mineurs étrangers et bidonvilles entre autre janvier 2015. Observatoire National de la Fin de Vie. Rapport 2014 : étude sur "fin de vie et précarité" Août 2014. DÉNOMBRER ET DÉCRIRE LA MORTALITÉ DES PERSONNES SANS CHEZ SOI SORTIE DU RAPPORT SUR LES DÉCÈS 2013 11 Juillet 2014. Le Quotidien du Médecin : 6730 Morts de la rue en 3 ans en France. -> [http://www.lequotidiendumedecin.fr/… juillet 2014 Estimating the number of homeless deaths in France, 2008-2010 par Cécile Vuillermoz, Albertine Aouba, Lise Grout, Stéphanie Vandentorren, Fanny Tassin, Layla Vazifeh, Walid Ghosn, Eric Jougla and Grégoire Rey Enquête épidémiologique faite par le Collectif Les Morts de la Rue, avec financement de la DGCS. Le rapport sur les décès en 2012 Septembre 2013 :La Mortalité en France des Sans-domicile entre 2008 et 2010. Lettre de l’ONPES signée également par l’Inserm CépiDC et le Collectif Les Morts de la Rue (’cliquer sur l’image pour accéder au texte) Enquête INSEE juillet 2013 Enquête ORS pour la Fondation de France. Mai 2011 Maladie grave et fin de vie chez les personnes en grande précarité VOLET QUANTITATIF : « MORBIDITÉ ET MORTALITÉ DES PERSONNES EN GRANDE PRÉCARITÉ DE L’AGGLOMÉRATION DE LYON » Une enquête faite à Marseille par Médecins du Monde : basée sur le croisement de données entre hôpitaux et IML (Institut médico-légal), les données médicales et le parcours de soin sont bien répertoriés. Par contre, des conclusions hâtives sur les moyenne d’âge par exemple, peu exploitables, vu le faible nombre de "cas" . ÉTUDE MÉDECIN DU MONDE - MARSEILLEet comment cette étude a été médiatisée Ce qu’en dit TF1 Enquête faite au Royaume Uni par l’ONG Crisis texte en Anglais Citée et commentée par le Courrier International "Les SDF vivent 30 ans de moins que les autres" La lettre de l’ONPES n°5 : Enquête faite par l’Observatoire National des Pauvretés et de l’Exclusion Sociale, recensant les différentes données partielles existant en France. Le Collectif les Morts de la Rue a été partie prenante de ce travail. Le difficile recensement des décès de personnes vivant à la rue Rue 89, citant une étude faite par le Collectif les Morts de la Rue : Moins pris en charge, les SDF meurent brutalement dans la rue

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