Actualités


lundi 22 mai 2017

lettre ouverte aux candidats aux législatives de Paris

22 mai 2017 A l’attention de chacun-e des Candidat-e-s aux élections législatives à Paris Madame, ou Monsieur, Vous avez l’ambition d’être député-e à l’Assemblée Nationale, et nous vous remercions de ce service que vous vous apprêtez à pouvoir rendre à notre pays. Puisque tout sujet de société est votre préoccupation, nous vous invitons à lire le faire-part énonçant les noms de 501 personnes « SDF » décédées en 2016, à 49 ans en moyenne. Parmi ces 501 décès recensés en France, 148 l’ont été à Paris. Une étude faite avec l’INSERM CépiDC nous permet d’évaluer le nombre réel à environ 4 fois plus, soit environ 600 à Paris (et 6 fois plus pour toute la France, soit environ 3000 pour la France entière). Nous vous invitons à la lecture attentive de chacun de ces noms, à imaginer chacun des visages, chacun des parcours de ces personnes, avec ses incidents, ses rencontres et ses dépassements. Nous souhaiterions connaitre la manière dont vous allez tenir compte de ces personnes qui vivent à la rue et en meurent prématurément si vous êtes élu-e député-e car une partie de leur destin se joue de façon très locale. Nous souhaitons, notamment, savoir quels seraient votre attitude sur au moins 3 questions : 1) celle des domiciliations (porte d’accès aux droits, trop souvent hermétiquement fermée) ; 2) celle des lieux d’hébergement (les réactions des riverains sont souvent délicates dans un premier temps ; saurez-vous les faire accepter afin que votre territoire en prenne une part équitable ?) ; 3) celle des bidonvilles et des campements qui seraient sur votre territoire (quelle serait votre attitude ? Accompagnement ou expulsion ? Et, pratiquement, de quelle manière ?) … Mais aussi, dans cette période de recomposition politique où les programmes ont souvent évolué entre la présidentielle et les législatives, nous souhaiterions que l’attention aux plus fragiles qui n’a pas été très forte lors des débats de l’élection présidentielle, reprenne toute sa place. Pour cela, nous vous saurions gré de vous engager formellement à porter cette préoccupation au sein de votre formation politique tout d’abord, mais aussi auprès du gouvernement. Nous vous remercions d’avance de votre réponse que nous aurons à cœur de publier sur nos réseaux. Bien cordialement Nicolas Clément Président
lundi 13 février 2017

L’autre Campagne

STOP AUX IDÉES FAUSSES SUR LA PAUVRETÉ VÉHICULÉES PAR LES RESPONSABLES POLITIQUES AGISSONS PARTAGEONS Vidéo de l’autre Campagne : https://www.facebook.com/mortsdelar…
lundi 13 février 2017

Hommage aux Morts de la rue. 21 mars 2017

HOMMAGE A 501 MORTS DE LA RUE EN 2016 "Ils ne verront pas ce Printemps" faire-part décès 2016 PLACE DU PALAIS ROYAL 21 MARS 2017 AU COEUR D’UN CIMETIERE EPHEMERE INSTALLE AU COEUR DE LA VILLE _ [ 12H30 A 18H LECTURE DES NOMS ATELIER ÉCRITURE DÉBATS RENCONTRES ARTISTES DE RUE 18H30 : RASSEMBLEMENT ; Jour du printemps. Ces 501 personnes dont nous annonçons le décès en 2016 ne verront pas ce printemps. D’où une installation de verdure qui recouvrira la place du Palais Royal : un cimetière éphémère. Une prairie verdoyante, provisoire, avec des allées où il sera possible de se promener, de déposer des fleurs, de se recueillir. Des plaques au nom de chacune des personnes décédées. Des fleurs. Leur nombre, leur nom, la réalité de leurs personnes apparait. De 12h30 à 18h Quelques artistes, danse et musique en accompagnement des personnes qui viennent se recueillir en ce lieu. Quelques ateliers, pour laisser une parole, détricoter des préjugés. Les noms des 501 personnes "SDF" dont nous avons appris le décès en 2016 seront lus. A18h30 un rassemblement, durant lequel les noms des personnes dont nous avons appris le décès en 2017 seront lus. Et un texte autour des thèmes présents sur l’affiche de cet hommage Liberté, inégalité, mortalité ils ne verront pas ce printemps en honorant ces morts, nous agissons pour les vivants. Puis une collation que nous offrent, à tous ceux qui seront présents, les restaurants du coeur : tous les participants seront du même côté du banquet. Nous souhaitons que ce temps d’hommage soit beau, visuel, poétique, reconnaissant l’humanité de chacune de ces personnes, mortes à 49 ans en moyenne. Qu’il permette à la fois les gestes de deuil et la dénonciation. Qu’il permette de dénoncer des préjugés, les détricoter. Qu’il permette de vraies rencontres entre personnes sans abri, riverains, associations, passants, tout public. En interpellant la société, en honorant ces morts, nous agissons pour les vivants.
mercredi 14 décembre 2016

Rapport Dénombrer et Décrire les décès "SDF" 2015

Publication du Rapport « Dénombrer et Décrire la mortalité des personnes « SDF » décédées en 2015 » (cliquer sur les images pour ouvrir le document) Avec nos remerciements pour les soutiens de la DGCS (Direction Générale de la Cohésion Sociale), de la Fondation Caritas et de la Fondation Abbé Pierre Communiqué de Presse Les chiffres Notre étude est fondée sur des statistiques qui ne représentent qu’une partie de la réalité. Nous devons faire des constats à partir d’une partie visible de l’iceberg en espérant qu’elle soit représentative de la réalité de vie des personnes. Le travail du service épidémiologie du Collectif des Morts de la Rue (CMDR) est, au travers de la Recherche scientifique, un engagement humain à l’égard de ceux qui à présent ne peuvent plus parler. Nous voulons déceler les causes plurifactorielles, directes ou indirectes qui ont pu précipiter la mort des personnes « SDF » ; à la lumière de ces causes nous pourrons alerter les nombreux partenaires et acteurs de la Société afin que des mesures soient prises allant dans le sens d’une meilleure prise en charge des personnes vivant à la rue. En somme notre souhait est de voir diminuer le nombre des morts de la rue jusqu’au jour où le Collectif Les Morts de la Rue n’aura plus de raison d’exister… Et même si cela est un rêve, continuons de rêver en avançant. Notre étude existe depuis 5 ans, et va continuer, grâce à un financement public, et à d’autres engagements financiers de partenaires associatifs et institutionnels, ainsi que nos donateurs ; L’étude porte sur 497 décès de personnes « SDF » et 88 décès de personnes anciennement à la rue dont le décès survenu en 2015 a été signalé au CMDR. Le nombre réel de décès de personnes « SDF » est estimé à plus de 2800 personnes. Les causes les plus fréquemment citées pour la perte de logement sont la séparation conjugale, la maladie, et la migration. En moyenne, ces personnes ont passé 10 ans en situation de rue. Les personnes « SDF » sont décédées à 49,6 ans en moyenne, soit près de 30 ans de moins que le reste de la population. Causes de décès : inconnues pour 55% des personnes, 28% de causes violentes (chutes, agressions, accidents, suicides, les plus jeunes et les plus médiatisés) et 27% de maladie, les plus âgés). Lieu de décès : 44% des personnes sont décédées sur la voie publique ou dans des abris de fortune ; 37% sont décédées dans un lieu de soins (contre 57% en population générale). Vulnérables parmi les vulnérables : Femmes : 43 décès, soit 8% de l’ensemble des décès Mineurs de moins de 15 ans : 6 décès dont les parents sont tous étrangers Personnes de plus de 65 ans : 117 décès soit 20% de l’ensemble des décès Communauté Rom : 11 décès, dont 5 enfants. Migrants en Nord-Pas-de-Calais : 29 décès lors de tentatives de traversées en Angleterre. Saisonnalité L’hiver (novembre-mars) voit le nombre de décès augmenter pour la globalité de la population nationale, hébergée ou non, d’environ 15% (Sources : Insee, estimations de population et statistiques de l’état civil). Les décès parmi la population « SDF » suivent cette tendance. Les personnes « SDF » ne meurent pas plus l’hiver que la population générale. Ni plus l’été. Les décès liés au froid (hypothermie, incendies) ne sont pas la première cause de décès des personnes « SDF » (1% seulement de décès par hypothermie en 2015). Ce sont les causes externes qui sont premières : accidents, agressions, suicides… pour les plus jeunes, et les cancers pour les plus âgés. Attribuer ces décès à des causes climatiques pourrait laisser penser qu’il s’agit d’une fatalité à laquelle nul ne peut rien. L’hiver, comme l’été sont immuables, alors que la situation précaire face au logement ne l’est pas : nous pouvons agir contre la précarité. Pas contre les saisons. Alcool Les personnes « SDF » consomment globalement moins fréquemment de l’alcool que la population générale. Mais parmi les personnes « sans abri », ceux qui consomment le font de manière plus fréquente. Liens sociaux Les personnes « SDF » ne sont pas isolées : 65% des personnes ont été décrites avec des liens sociaux : amis, voisins, familles, associations, paroisses, accueils de jour, maraudes… Nos principales recommandations 1. La prévention Soutien des personnes « SDF » lors de la perte d’un proche Suivi à la sortie d’hospitalisation ou en soins de suite pour éviter les ruptures au cours des soins Suivi particulier à la sortie de prison Suivi des jeunes en rupture à la sortie du dispositif d’Aide Sociale à l’Enfance Roms et familles en campement : favoriser la stabilisation pour un meilleur suivi médicosocial et la scolarisation. Les enfants décédés en 2015 appartiennent en majorité à des familles Rom, ou migrants en situation irrégulière. 5 enfants sur 6 étaient issus de famille vivant en bidonville. Aucun d’entre eux n’était né en France de parents français. Il semble que les conditions de vie de ces personnes en situation d’immigration, et notamment des expulsions à répétition de leurs lieux de vie, soient particulièrement dangereuses pour leurs enfants. Il faudrait prioriser la stabilité de logement des familles, dans des conditions prévues pour l’habitation ; prioriser également le suivi médical et la scolarisation des enfants. Pour les hommes, les séparations conjugales, les migrations, la perte d’un emploi et les sorties de prison sont davantage citées comme causes de perte du logement. Il serait ainsi pertinent que lors de ces évènements, un accompagnement individualisé soit proposé afin d’éviter la perte du logement. 2. L’hébergement Pérennisation des hébergements : tant sur les saisons (comme on ne meurt pas que l’hiver mais toute l’année, il ne faut pas interrompre les hébergements) que dans l’espace : ne pas multiplier les expulsions ou les changements d’hôtels ; c’est cher, inefficace et fragilise énormément les personnes qui en sont victimes. Pour l’hébergement, remettre enfin à plat la question des hôtels dont le coût (le prix d’une chambre pour une famille dépasse celui d’un appartement) est dénoncé depuis des années sans que rien ne change et créer des hébergements ad hoc (notamment pour les familles) à l’échelle régionale, seul niveau pertinent pour mieux répartir l’effort et éviter ainsi la surcharge d’une seule entité territoriale La question de l’hébergement doit aussi poser celle de la fluidité des dispositifs avec, notamment, ouverture de logements très sociaux permettant à ceux qui en ont les capacités de quitter les structures d’hébergement pour aller dans des logements de droit commun et ainsi libérer des places dans l’hébergement assez largement « enkysté » 3. L’accompagnement L’accompagnement doit durer au-delà de l’entrée en hébergement, voire dans une solution de logement stabilisée Il semble nécessaire de valoriser davantage la complémentarité entre les professionnel-le-s salarié-e-s et les bénévoles, chacun-e avec sa propre expertise technique et humaine. Les deux apparaissent nécessaires car leurs compétences et disponibilités dans la durée s’avèrent complémentaires. La complémentarité des acteurs devrait être encouragée, y compris par le financement de postes plus nombreux d’animateurs de bénévoles.
jeudi 1er septembre 2016

rejoindre les équipes bénévoles

Le Collectif Les Morts de la rue a besoin de vous pour 5 postes qui sont décrits dans l’annonce de notre partenaire "Tous bénévoles". Coordinateur-trice d’une équipe d’enquête d’épidémiologie Aide pour une enquête d’épidémiologie Accompagnement des proches en deuil de quelqu’un qui vivait à la rue. Accompagnement des funérailles de morts isolés (non confessionnel) Nous vous attendons. merci de nous joindre, soit par le site "Tous bénévoles" soit en nous appelant au 01 42 45 08 01 Merci
vendredi 19 août 2016

Wikipedia : Le Collectif Les Morts de la Rue présent dans l’encyclopédie interractive

Le Collectif Les Morts de la Rue prend place dans la grande encyclopédie libre et interactive. Cité dans d’autres articles, il semblait bon de préciser son identité. Source de connaissances et d’informations humaines et scientifiques, il semblait bon qu’il prenne place dans cette somme de connaissances. Vous pouvez le lire et le consulter à l’adresse ci-dessous.
mercredi 8 juillet 2015

Morts de chaud ???

Morts de chaud ? 31°, 32°, 35°… Le thermomètre monte et, à mesure, les radios, télévisions et journaux s’inquiètent : ils se précipitent dans les maisons de retraite, guettent le souffle vacillant des personnes âgées et s’enquièrent aussi d’un éventuel regain de mortalité dans nos rues. Nos politiques prennent l’air grave et s’assurent de leur garde-robe pour être certains qu’ils ne risqueront pas, cette fois, en cas de mauvaises nouvelles, d’être pris au dépourvu avec une mine de vacanciers. Et nos concitoyens, partagés entre réelle compassion et un peu de voyeurisme, aimeraient bien qu’on leur montre les effets de cette nouvelle canicule. Alors, pour les personnes à la rue, que réserve cette hausse du thermomètre ? Et l’on nous somme d’anticiper ceux qui vont périr de ce pic de chaleur. Mais avant de s’occuper de ce moment précis et de cette chaleur plus élevée que d’habitude, il convient de rappeler deux points essentiels de la vie (et de la mort !) à la rue. Tout d’abord, sauf cas particulier, le nombre de morts à la rue est assez stable d’un mois à l’autre tout au long de l’année. Deuxième point : l’âge moyen de mort à la rue varie, là aussi, d’une année à l’autre, mais il reste toujours un peu au-dessous de 50 ans, en gros entre 45 et 49 ans. C’est très jeune. Le vrai sujet, le vrai scandale, il est là ! Il faut le dire, le redire et le répéter sans cesse : avant les conditions climatiques, qu’il fasse chaud ou froid, c’est la dureté de la vie à la rue qui tue ! Elle commence par affaiblir l’organisme, le rendre très vulnérable. En général, cela ne se voit guère car on ne peut qu’être confondu par la résistance des personnes à la rue qui endurent, sans trop de dommages apparents, des conditions de vie que nous ne supporterions pas. Ils serrent les dents et tiennent le coup. Et puis soudain, tout lâche. En soi, la chaleur de ces derniers jours est dure à supporter mais elle est, précisément, supportable pour une personne en bonne santé. Surtout si cette personne peut, après une rude exposition, par exemple, dans les transports en commun surchauffés et surchargés, se reposer chez elle, prendre une douche, un verre bien frais… Pour celui qui ne bénéficie pas de ces moyens de reprendre son souffle, de se poser, pour celui qui va rester dehors sans profiter de la moindre fraicheur, il n’y aura aucun répit avant d’attaquer la prochaine journée, tout aussi bouillante que la précédente. Certains, si leur allure est discrète et passe-partout, pourront errer dans tel magasin climatisé y chercher un peu d’air frais ; ils n’y resteront pas aussi longtemps qu’ils le voudraient sans attirer le regard des vigiles ; ceux dont l’apparence sera plus typée ne parviendront même pas à entrer et « glaner » ces quelques instants… Quelques-uns vont nous surprendre, voire nous choquer, portant, avec cette canicule, des blousons ou des chandails ; parfois même ils ont plusieurs couches : c’est qu’ils anticipent déjà la rudesse de l’hiver à venir ; ils ont réussi à trouver des vêtements chauds qui leur conviennent ; ils craignent de les perdre ; ils n’ont où les entreposer et leur seule solution est de les conserver sur eux… Dormir dehors avec un bon sac de couchage avec une température négative est également inconfortable mais tout à fait réalisable sans dommage (les scouts aînés le démontrent souvent lors de camps d’hiver) si, après la nuit, on peut, là encore, profiter de tous les avantages d’un réel abri (chauffage, repas normal…). En fait, c’est d’une part d’être fragile avant d’être confronté à des situations un peu extrêmes de froid ou de chaud, qui rend vulnérable. C’est aussi de ne pas bénéficier de la mise à couvert que permet un logement. Alors, oui, bien sûr, il serait bon que, l’été, il n’y ait pas de pic de chaleur, et que l’hiver il n’y ait pas de pic de froid. Mais, sauf erreur, à cela on ne peut pas grand-chose ! En revanche, on peut mieux suivre les personnes à la rue. Et déjà commencer par faire qu’elles ne soient plus ni à la rue, ni isolées. Leur mortalité en sera repoussée d’autant ! Si on ne voit pas là les priorités de l’action publique et sociales à leur égard (même si ce n’est pas forcément simple !), on continuera un peu vainement de s’interroger sur les risques de morts à la rue… Nicolas Clément Président du Collectif Les Morts de la Rue Publié en juillet 2015, cet article reste actuel en aout 2016
mardi 30 décembre 2014

Mais pourquoi donc parle-t-on davantage des morts de froid ?

Sylvain, Lionel… premiers morts de froid 2014. Vous faites la une… après plus de 425 morts de la rue en 2014. Un "SDF" mort à Douai, un autre à Paris … d’après les médias c’est une hécatombe ! Il y a 3 jours d’autres mourraient sans que l’on en parle ! Depuis le début de l’année 2014, Le Collectif Les Morts de la Rue a recueilli des informations concernant des personnes décédées. Nous ne pouvons encore affirmer de chiffres précis, mais le nombre de décès appris en 2014 dépasse actuellement 425 et nous continuons à en apprendre au jour le jour. (la réalité est probablement de 7 fois plus) Parmi ces personnes, nous déplorons 3 morts de froid, 15 suicides, la première cause de décès est bien la violence. Souvent accidentelle, parfois au cours d’agressions… 3 morts de froid sur 425 ! Jour après jour, toute l’année, nous apprenons des décès. Ces trois personnes décédées récemment avaient des prénoms, des amis, comme les 425 autres. L’un d’entre eux était en fauteuil roulant à la rue et recherchait en vain un lieu d’hébergement. Nous partageons la peine de leurs proches, le scandale de leur mort. Mais pourquoi ce branlebas général des médias autour de ces décès par le froid et non toute l’année ? • La mort de froid d’une personne « SDF » faisant l’évènement, attendu et guetté par les médias. Il arrive tard cette année. Il a failli ne pas exister en 2014… On ne pose pas la question des autres centaines de personnes mortes cette année à 49 ans en moyenne. Ni du fait que c’est vivre à la rue qui est un scandale qui n’a rien de saisonnier, ni par le chaud ni par le froid. Et vivre à la rue tue toute l’année. • On entendra également : il y avait des places, il ne voulait pas y aller. Et du coup, sous-entendu : notre société fait tout ce qu’il faut, ce sont ces pauvres gens qui meurent par leur faute. On ne pose pas la question du manque criant de places qui a été dénoncé à plusieurs reprises cette année : le 115 a du mal à répondre au téléphone, et encore plus de mal à répondre à la demande d’hébergement. Il n’est pas relevé que les personnes en situation de rue sont découragées de ces demandes au quotidien sans réponses, … • Et après les fausses bonnes propositions : faut-il emmener de force ces pauvres gens vers des centres d’hébergement, pour les sauver d’eux-mêmes ? durant ces périodes de grand froid… et les remettre dehors dès que la température remonte de quelques degrés. … Ce n’est pas le climat qui tue. Ni l’été, ni l’hiver, ni le chaud, ni le froid. C’est vivre à la rue qui tue. Le nombre de personnes à la rue augmente. Les enquêtes démontrent le manque d’hébergement et de logement. Quand à la motivation des personnes, le rapport de la Fondation Abbé Pierre montre que même en travaillant des personnes se retrouvent à la rue. Si le froid vous intéresse ainsi, réveille votre sensibilité, vous apitoie, alors sachez que votre soutien est nécessaire toute l’année et non quand la température est négative. Et que le fait qu’il gèle fin décembre n’est en rien un évènement. C’est bien naturel sous nos climats. Le collectif continuera de dénoncer la mort prématurée des personnes à la rue et demande à nos responsables d’assumer leurs responsabilités dans ce drame.

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