Proches en deuil

mercredi 22 mai 2013

ACCUEIL EN GROUPE DES PROCHES EN DEUIL DE PERSONNES QUI VIVAIENT A LA RUE : familles, amis, bénévoles, travailleurs sociaux…

Le samedi 23 mars 2013 de 11 à 13 heures : 72 rue Orfila, 75020 Paris - Métro Gambetta

(vous pouvez annoncer votre venue par mèl ou téléphone) tels 01 42 45 08 01 mortsdelarue(at)wanadoo.fr /ou proches.mortsdelarue(at)orange.fr

  • Accueil en groupe des proches en deuil :
    Vous apprenez la mort de votre père, frère, sœur, fils, ami, hier, ou il y a des années. Un espace et un temps pour en parler. Un espace et un temps pour écouter. Vous l’accompagniez, le rencontriez en maraude, et vous êtes désarçonnée par sa mort. Cet espace et ce temps vous est aussi ouvert.
    L’accueil en groupe a lieu toutes les six semaines environ, prolongé sur les réseaux sociaux (nous contacter pour information) vous pouvez venir, mais aussi nous téléphoner, envoyer un courriel.
  • Nous pouvons aussi accueillir une famille, nous déplacer vers une équipe associative.
  • Un espace de témoignage vous est aussi ouvert ci-dessous.
  • Différentes actions autour des Proches en deuil
    (cliquer sur le document pour l’agrandir)

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QUELQUES TÉMOIGNAGES : "QUAND JE PENSE A UNTEL, QUI EST MORT, QUI VIVAIT A LA RUE… QU’EST-CE QUI VIT EN MOI ?" (cliquer sur l’image pour voir le texte)

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Commentaires

Logo de Réjane
vendredi 14 septembre 2012 à 22h53, par  Réjane

S’il y a des destins à part…Francis faisait parti de ceux là. Charismatique et Hors norme, il n’a jamais eu à prouver quoi que se soit, il faisait parti de ses gens qui inondent par leur seule présence, qui intriguent par leur personnalité hors du commun.
Sa silhouette unique, un grand homme à la barbe imposante, un peu mystérieux, à la démarche lancinante, coiffé d’un chapeau de cowboy, amaigri par la lourde charge de son sac à dos, maison toute équipée transportable.
Il jouait à merveille avec les mots, parfois cynique, parfois blagueur, parfois taquin ou attendrissant, il exprimait parfaitement son ressenti sur les passants anonymes mais était presque incapable d’exprimer ses propres sentiments, ses peurs, ses douleurs, ses blessures, ses regrets…
Ses blessures…parlons-en. Il en avait affronté des épreuves, depuis toujours peut être. Une enfance difficile, des désillusions, le rejet d’une mère dans le déni, le leurre des addictions qui nous mènent bien vite vers nos plus bas retranchements et nous enferment dans nos faiblesses.

L’amour, il l’avait trouvé auprès de cette femme, celle qui devint la mère de ses trois enfants, par amour, il avait tenté de se conformer à la « Normalité ».
La vie en appartement, le monde de l’emploi…mais bien vite, nos démons nous rattrapent lorsque l’on nage à contre courant.
Elle l’avait si souvent tenté, si souvent appelé, il partit la retrouver, « La Rue », celle qui par le plus grand paradoxe : emprisonne les Hommes dans une cellule sans mur ni barreau.

Pas banal pour une ado de partir à la rencontre de son papa, faisant la manche au détour d’une rue passante en plein centre ville, afin de passer un peu de temps avec lui.
Assise à ses côtés, affrontant le regard des passants sans tact, subir le jugement de ses anonymes, qui ne savent rien, et ne sauront peut être jamais, à quel point ce père et sa fille, assis l’un à côté de l’autre, sans vraiment se parler, ont su s’aimer tendrement et infiniment car dans l’acceptation total et le respect des choix de chacun.

Et puis les jours passent, les années défilent, et on réalise à quelle point La Rue fatigue et use ses Pensionnaires lorsque les visages se ternissent, les traits se creusent et la douleur marque les visages les plus angéliques.
Ces jeunes années étaient derrières lui, son sac à dos déjà bien délesté lui courbait toujours un peu plus le dos.

L’alcool ronge de l’intérieur ceux qui espéraient pouvoir oublier et La rue achève les plus affaiblis. Même les Plus Grands subissent la loi impitoyable de La Rue.

Francis aura marqué ceux qui auront eu l’immense chance de le croiser, de le connaitre, de lui parler.
Philosophe des temps modernes, il avait un mot pour chacun, et une répartie à toute épreuve. Je l’admirerai toute ma vie, j’ai la Chance de l’avoir eu pour père, les liens du sang demeurent après la Mort.

Il est parti en mai 2010, après de longs mois de souffrance, quand le corps lâche l’esprit doit suivre…Pour rester rêveuse et positive, je me dis que son départ vers une route infinie n’a pu que le ravir ! De nouveaux horizons à explorer doivent faire la joie des explorateurs les plus aguerris, c’est cela qui m’aide à faire mon deuil. Je l’imagine enfin heureux, sans douleurs, sans avoir à subir le froid de l’hiver.

Et puis je me souviens, que tant d’autres vive le même destin, ça me désole. Sortir de La Rue c’est comme arrêter de fumer. Il faut en avoir vraiment envie car rien ni personne ne peut le faire pour nous, et lorsqu’on arrive à s’en passer, ça nous rattrape, ça nous appelle.
C’est un combat contre soi même.
Ne jugeons jamais ! Et n’oublions PAS ! Souvenons-nous…toujours.

Logo de LOINSARD véronique
lundi 4 juin 2012 à 23h20, par  LOINSARD véronique

CHRISTIAN tu es parti sans que je puisse te revoir.
Moi qui pense à toi souvent et qui voulais te revoir.
Je suis triste mais je sais que tu avais des amis et que tu pensais à moi.
Tu te retrouves là, tout près où on habitait et jouait sur la pelouse contre le mur de ta dernière demeure.
Je ne t’oublierai jamais et j’espère pouvoir te rendre visite.

AU REVOIR CHRISTIAN , mon frère.

Logo de véro
jeudi 22 mars 2012 à 13h14, par  véro

A ma petite sœur décédée le 12 septembre 2011 dans la rue à IVRY SUR SEINE dans le Val de Marne.

La ou tu es,tu repose en paix.
Cette paix,tu l’as mérite :

Tu es née à 6mois,ta vie était déjà combat

Incomprise,tu n’as eu qu’un choix La RUE.
C’est la ,SEULE, que tu nous à quitté.Le 12 Septembre 2011.
Jamais on ne t’oubliera,Dans nos coeurs tu resteras.

Logo de Cécile. Collectif les Morts de la Rue
dimanche 22 janvier 2012 à 00h20, par  Cécile. Collectif les Morts de la Rue

Merci LaMô. je viens de le mettre en ligne, sur la page, avec une illustration… si elle ne te convient pas, dis le tout simplement… C’est le dernier témoignage, donc, le premier affiché.

Logo de LaMô
samedi 21 janvier 2012 à 11h39, par  LaMô

quand je pense… je pense à Manu puis au "petit David" puis à Fred, à Papillon le hargneux, à Hermann, à Julio, à Babette, à notre si jolie Manuelle, à Thierry, … Et je pense à nos disparus sans laisser de traces, en dehors de nos mémoires. Quand je pense, je meurs un peu moi aussi.

Logo de Cécile. Collectif les Morts de la Rue
vendredi 4 mars 2011 à 16h39, par  Cécile. Collectif les Morts de la Rue

Il est possible de nous contacter. laisser un message qui sera lu lors de la prochaine réunion, manifester une solidarité, poser une question…

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