|
Nos actions :
- Faire-part
- Célébrations
- Accompagnement
des morts isolés
- Soutien des
proches
- Atelier
artistique
- Animation de
réseaux
- Journal "Aux 4
coins de la rue"
Deux fois par an, le Collectif Les Morts de la
Rue édite un
faire-part de décès des personnes de la rue.
Tiré
à 3000 exemplaires, il est diffusé aux
associations,
pouvoirs publics, personnes de la rue, élus, partenaires
sociaux
et institutionnels, ainsi qu’aux médias.
Pourquoi ?
Pour informer du décès des personnes de la rue.
Honorer et faciliter le deuil.
Interpeller sur la mort prématurée des personnes
de la rue.
Deux célébrations, l’une
laïque, l’autre
interreligieuse, ont lieu chaque année, pour rassembler
largement autour des Morts de la rue et leur rendre honneur.
Pourquoi ?
Honorer ceux qui ont connu la honte. Faciliter le deuil. Rassembler,
quelle que soit l’appartenance religieuse, sociale,
culturelle.
Lever le déni sur les conditions de la mort souvent
prématurée, des personnes de la rue.
Comment ?
Dans des endroits publics (lieux de culte de différentes
religions, Hôtel de Ville, piazza du Centre Pompidou, etc.),
les
noms portés sur le dernier faire-part sont cités,
des
témoignages lus, des gestes
symboliques proposés à
l’assemblée. Un repas partagé, selon la
tradition
des repas funéraires, prolonge le recueillement.
Avec qui ?
Réseaux associatifs : conception,
réalisation,
locaux, de matériel, repas... Accueillants divers, lieux
municipaux, culturels, cultuels, etc.). Représentants de
différentes religions : Bouddhistes,
Chrétiens,
Hindouistes, Juifs, Musulmans.
- Accompagnement
des morts isolés
Dans le prolongement de l’accompagnement des Morts de la rue,
nous accompagnons toute personne isolée, en convention avec
la
Ville de Paris depuis 2004.
Les
lundis et mercredis, quatre morts isolés - dont ni famille
ni proche n’ont été
retrouvés ou n’ont
pu être présents - sont accompagnés par
des
bénévoles qui, sur chaque tombe, lisent un texte
et
déposent une fleur.
Les accompagnants se réunissent tous les deux mois en
présence d’un psychosociologue. Fossoyeurs et
bénévoles se réunissent
régulièrement pour échanger et
améliorer
leurs missions respectives.
Pour qui ?
Personnes de la rue et morts isolés. Leurs proches
absents. La société dans son ensemble.
Avec qui ?
Mairie de Paris. Institut Médico-légal.
Assistance
Publique Hôpitaux de Paris. Cimetière parisien de
Thiais.
Services Funéraires de la Ville de Paris. Personnel du
funéraire.
Le Collectif, de par son expérience, est devenu un
pôle de
ressources pour les personnes de la rue, les familles et les
associations qui les soutiennent.
•
Des
proches apprennent le décès de personnes de la
rue
(faire-part, sites divers, communication par Internet, etc.) et
demandent des informations.
Des personnes s’inquiètent de la
disparition d’un proche : serait-il mort ?
Un voisin, un ami, une association est désemparé
face aux
funérailles d’une personne de la rue. Comment
faire ?
Le Collectif répond à ces demandes,
vérifie la
concordance des informations (dates et lieux de naissance et de mort,
associations fréquentées…), met les
proches en
contact avec les personnes pouvant les renseigner (association
fréquentée, amis du défunt, services
de
police…), aide dans les démarches concernant les
funérailles.
L’atelier artistique réunit une fois par semaine,
depuis
2003, personnes de la rue, artistes et invités, pour
ritualiser,
permettre le deuil et témoigner d’un autre regard
sur la
vie et la mort à la rue, par des médiations
diversifiées.
Pour qui,
pourquoi ?
Cet atelier rassemble des personnes de la rue et d’autres
personnes, dont des artistes. Une douzaine de personnes
l’animent
de manière régulière et une
quarantaine le
fréquentent occasionnellement.
Avoir vécu à la rue donne une
expérience qui
permet de créer en mémoire des Morts de
la rue. Les
personnes de l’atelier, en lien avec des artistes,
interviennent
auprès de différents publics pour
témoigner, par
leur création, des conditions de vie et de mort à
la rue.
Elles participent à l’ensemble des actions de
l’association.
Elles contribuent à changer le regard de la
société.
Une
demi-journée par semaine, dans une ambiance conviviale, des
projets prennent forme : textes pour les inhumations au
cimetière de Thiais, participation aux
éléments
artistiques des différentes
célébrations,
interventions, œuvres collectives, patchwork à la
mémoire des Morts de la rue, actions
théâtrales,
lectures publiques ...
Ce qui permet, plusieurs fois par an, d’intervenir, comme
formateurs ou témoins, auprès de diverses
institutions ou
associations.
- Recherche -
Réflexion - Publications
Faire savoir que vivre à la rue fait mourir
prématurément. Mettre en œuvre et
développer
recherche, réflexion et interpellation sur cette
réalité. Publier les résultats.
Pourquoi ?
Promouvoir un pôle de réflexion
constitué de
personnes de la rue, de chercheurs, d’auteurs de textes sur
la
rue et d’acteurs sociaux ayant tous une expérience
de
terrain. Diffuser les idées issues de cette
réflexion.
Comment ?
Deux groupes, l’un plutôt constitué de
personnes de
la rue, l’autre plutôt de partenaires associatifs.
Les
échanges ont lieu sur différents
thèmes autour de
mort et vie dans la rue, en vue de publications et interventions.
Un coordinateur professeur de lettres, un graphiste, un dessinateur,
tous bénévoles. Équipe
salariée et
bénévole du Collectif.
Impression et diffusion de 6000 exemplaires du journal
« Aux
4 coins de la Rue ». Diffusion du livre
« A la
rue! » (Buchet/Chastel 2005)(ici plus d'infos sur le livre).
Le
Collectif participe à l’animation
des actions communes aux associations qui le constituent.
D’autre
part, il soutient et met en lien les associations de
différentes
villes développant des initiatives proches.
Pourquoi ?
Au niveau interne, mettre en commun nos expériences pour les
organiser en synergie. Mobiliser les membres du Collectif,
développer le réseau.
Au niveau externe, soutenir la mise en œuvre
d’actions
proches dans différentes villes en France et à
l’étranger.
Aux niveaux interne et externe, organiser des rencontres en vue de
progresser dans nos missions communes.
Pour qui ?
Les associations adhérentes, les collectifs naissants et,
par la
suite, les personnes de la rue bénéficiaires des
différentes associations. La société
civile, par
l’évolution des pratiques.
Comment ?
Le Collectif soutient et renseigne des associations qui commencent
cette action dans différentes villes, en transmettant son
expérience et son savoir-faire.
Il organise des rencontres entre les différentes structures
du
réseau et met en œuvre avec elles les
décisions
communes (célébration à
l’automne 2007 dans
plusieurs villes de France, par exemple)
Il communique les résultats de ces rencontres.
Il participe à l’évolution des
pratiques.
Il émet et diffuse une lettre semestrielle.
- Journal "Aux 4
coins de la rue"
Télécharger le journal "Aux 4 coins de la rue" au
format PDF.
- N°1 Février 2007
- N°3 Avril 2007
- N°5 Novembre 2007
- N°6 Avril 2008
|
|
|